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Algérie Politique

Samir Bouakouir : FFS UNE DÉCISION POLITIQUE À SALUER

Samir Bouakouir : #FFS UNE DÉCISION POLITIQUE À SALUER

Au delà des élections locales que le FFS devra affronter avec des candidats compétents et intègres et avec des projets ambitieux, la décision prise par le conseil national revêt une importance politique capitale.

Dans un contexte régional et international instable et très menacant pour l’Algérie, sa souveraineté et son intégrité territoriale, cette décision est de nature à contribuer à la stabilité du pays et à la pérennité de l’Etat et de ses institutions qu’il convient, et c’est important de le rappeler et de le souligner,  de ne pas confondre avec leurs titulaires provisoires.

L’éthique de responsabilité commandait en effet d’éviter toute attitude populiste et politiquement infantile susceptible d’offrir des arguments aux détracteurs de la Nation. Lorsque les intérêts stratégiques et vitaux du pays sont en cause, il est une marque d’engagement patriotique que d’adopter un discours sage et mesuré qui, tout en ne sacrifiant pas les convictions, contribue à renforcer les capacités défensives de l’Etat et, par conséquent,  à sauvegarder la paix et la sécurité.

Les responsables actuels du FFS se doivent, pour éviter toute interprétation fallacieuse, de tenir un discours ferme vis à vis des extrémismes religieux ou identitaires, panarabe ou panamazigh.

Il ne faut laisser planer aucune ambiguïté à ce sujet car l’ambiguïté dans le discours, au delà du fait qu’elle soit souvent l’expression de la lâcheté politique, sert parfois à dissimuler certains louvoiements.

Les tenants des thèses ethnocentristes ou supranationales (Tamazgha) doivent donc trouver face à eux, notamment en Kabylie, des militantes et des militants déterminés à défendre l’unité du pays et à combattre sur le plan idéologique, – afin de les isoler pour préserver cette région qui a tant donné pour libérer le pays du colonialisme -, tous les groupuscules berbéristes, autonomistes et séparatistes.

Face eux, il est nécessaire de réaffirmer l’attachement indéfectible à l’Algérianité et aux deux langues qui la véhiculent, l’arabe et tamazight, tout en insistant pour que cette dernière puisse enfin trouver toute sa place dans le système éducatif.

C’est ainsi, et seulement ainsi, que les dirigeants du FFS feront la démonstration qu’ils demeurent fidèle à la matrice nationaliste dont est issu ce grand mouvement d’opposition.

Il est grand temps d’éloigner définitivement au sein du parti toutes celles et tous ceux qui ont tenté de l’entrainer et de le dissoudre dans un « Hirak » manipulé par des mouvements et organisations qui ont piégé la révolution populaire du 22 février pour la transformer en un instrument au service des stratégies externes de déstabilisation de l’Etat national.

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