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Le drapeau du CMA. Emblème du racisme, de la division et de la terreur. Par DecolonizingAlgeria Bintjezeyer.

Le drapeau du CMA. Emblème du racisme, de la division et de la terreur. Par DecolonizingAlgeria Bintjezeyer

Le 30 Aout dernier, certains Algériens ont célébré la journée du drapeau dit amazigh en l’affichant sur les réseaux sociaux. Ces Algériens sont-ils conscients que par cet acte, ils font allégeance au Congrès Mondial Amazigh (CMA), à sa doctrine et à ses projets destabilisateurs pour la région?

Origine du drapeau

Le drapeau bebère est créé à Paris début des années 70s, mais ce drapeau devient officiellement celui des Amazighs, le 30 aout 1997 lorsqu’il est adopté par le 1er congrès général du CMA, qui s’est tenu dans l’Archipel des iles Canaries. Dans cette vidéo qui relate cet évènement, on comprend que l’adoption de ce drapeau n’a pas été discutée par tous les membres du congrès, mais, plutôt, imposée par un petit groupe. On apprend que l’adoption du drapeau amazigh a eu l’effet d’une surprise pour les membres du congrès et certains étaient même réticents à cette idée. Depuis, le CMA célèbre le 30 Août de chaque année, la journée du drapeau amazigh avec les mêmes slogans :

Vive le drapeau Amazigh ! Vive Tamazgha libre !

Rappelons que le congrès mondial amazigh, qui s’est autoproclamé porte-parole des amazighs, autrement dit des berbères du nord de l’Afrique, est une organisation non gouvernementale qui a été créée et qui siège en france.

Le drapeau des amazighs, peuple autochtone

Si les militants du CMA, mettent en avant leur attachement pour la paix et la culture du peuple amazigh, dans son récit, le CMA développe une doctrine séparatiste et raciste basée sur les mythes de la permanence du peuple berbère et de la berbèrie développés par la colonisation française. Le congrès recycle ainsi ces mythes et divise les peuples du Maghreb arabe en deux ethnies : les berbères amazighs et les autres : les Arabes. Ces derniers sont classés avec les romains et français au chapitre des invasions étrangères, alors que les Amazighs sont qualifiés de peuple premier et autochtone et donc seuls habitants légitimes de la mythique Tamazgha.

Le terme autochtones prêtés aux amazighs n’est pas anodin. Rappelons que ces peuples sont protégés par la déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones (DNUDPA) . Cette déclaration garantie ainsi aux peuples autochtones des droits de propriétés des ressources naturels existants sur leurs terres mais aussi le droit à l’autodétermination.

LE CMA a d’ailleurs organisé en 2017 au Maroc, une conférence internationale sur les droits à la terre et aux ressources naturelles dans les pays de Tamazgha (nord de l’Afrique). Sur la page de la conférence, on peut y lire des passages troublants :

"" Lors de la période coloniale française en Afrique du Nord, les populations autochtones amazighes ont été dépossédées de leurs terres et ressources naturelles (mines, eaux, forêts…). Les autorités coloniales ont adopté des lois spécifiques pour « légaliser » leur politique de dépossession des tribus de leurs biens fonciers. Après «l’indépendance», les Etats ont maintenu le statu quo en conservant et en appliquant les mêmes lois coloniales jusqu’à nos jours. En conséquence, les Amazighs ont été refoulés vers les zones les plus pauvres et les plus difficiles à exploiter (montagnes, déserts…). ""
Au cours de ces dernières décennies, les organisations de la société civile n’ont jamais cessé de dénoncer cette injustice infligée à des populations déjà marginalisées et à demander aux autorités d’abolir les lois d’expropriation coloniales et de reconnaitre les droits des habitants à leurs terre, à leurs territoires et à leurs ressources naturelles, conformément à la législation internationale et en particulier à la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones.

Le drapeau de la mythique Tamazgha

Défiant l’Histoire et la géographie de la région, le CMA milite pour une Tamazgha libre. Tamazgha étant la berbérie phantasmée par Gabriel Camps. Une terre mythique des Amazighs, qui n’a jamais existé dans l’histoire, et qui s’étend des iles canaries jusqu’à l’Egypte, autrement dit, sur le territoire des pays du nord de l’Afrique. Une Tamazgha libéré signifie tout simplement l’effondrement des états nations du Maghreb.

D’ailleurs les revendications du CMA dépassent la culture pour encourager l’autonomie des régions et le séparatisme.

Si à l’origine les revendications des Amazighs se limitaient aux droits linguistiques et culturels, aujourd’hui elles concernent globalement la reconnaissance du peuple amazigh et de tous ses droits, historiques, politiques, économiques, sociaux, linguistiques et culturels. Les Canariens réclament depuis de longues années l’indépendance de leur Archipel, ainsi que les Touaregs de l’Azawad depuis 2011. En Kabylie, il existe un mouvement qui revendique le droit à l’autodétermination. D’autres peuples et communautés amazighs (Rifains, Chawis, Mozabites…) semblent opter pour un statut d’autonomie dans le cadre des Etats-Nations fédérés. Dans tous les cas, les Amazighs revendiquent clairement plus de reconnaissance de leurs droits conformément au droit à l’autodétermination des peuples.

Le drapeau de la terreur et du lynchage

Et c’est tout naturellement que le CMA affiche son support pour les mouvements séparatistes tels que le MAK (Mouvement pour l’autonomie de la Kabylie). Ce même MAK qui est considéré par l’état algérien comme organisation terroriste responsable du lynchage de Jamal BenSmail dans le village de Larbaa Nath Iraten. Un lynchage qui a traumatisé toute l’Algérie et qui avait pour emblème le drapeau du CMA.

Enfin, dans cette interview de l’expert Hacène Kassimi, sur la chaine 3, on apprend que le CMA est clairement devenu un outil de déstabilisation de la région sous contrôle du Mossad et des services secrets marocains. Dans le contexte des guerres en Libye et au Mali et de la guerre, de 4ème génération, que subit actuellement notre pays, on comprend le danger que peut occasionner l’infiltration de la doctrine séparatiste du CMA en Algérie.

Les Algériens qui brandissent ce drapeau doivent être conscients que ce drapeau n’est pas l’emblème d’une culture mais d’une organisation sous contrôle ennemie, qui développe une doctrine raciste et séparatiste pour servir à terme, un agenda subversif, polémogène et dangereux pour l’avenir de l’Algérie et de la région.

Parce que le drapeau du CMA est le drapeau du racisme, de la division et de la “fitna” , il est du devoir de tout Algérien de s’y opposer, que ce soit dans l’espace publique ou sur les réseaux sociaux, pour rappeller au monde qu’en Algérie, il n’y a qu’un seul drapeau auquel, nous, Algériens, faisons allégeance … le drapeau qui nous unit … celui de nos martyrs.

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