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Algérie Politique, Impérialisme, Maghreb Arabe.

Rachid Malik. Il a jugé « hâtive » la décision de l’Algérie de rompre ses relations diplomatiques avec le Maroc.

Il a jugé « hâtive » la décision de l’Algérie de rompre ses relations diplomatiques avec le Maroc. Makri ou la danse de l’autruche

Makri verse dans des énoncés qui en cachent mal les tenants et les aboutissants de cette prise de position biscornue et ombrageuse. Le « malgré » de Makri en dit long sur les non-dits d’une attitude et une position politique digne de l’autruche.

Par/ Rachid Malik

L’annonce de la rupture des relations diplomatiques par l’Etat algérien avec le Maroc semble avoir provoqué l’« ire » du président de mouvement de la société pour la paix (MSP), Abderrezak Makri en l’occurrence.

La versatilité du Makri se fait vérifier à travers ses déclarations sibyllines et « hypocrites » sur la question qui fait l’événement politique et diplomatique, à savoir la décision algérienne de rompre ses relations diplomatiques avec le Makhzen.

A ce propos, Abderrezak Makri, un des figures de l’organisation internationale des frères musulmans, a fait recours à une sémantique peu en odeur de sainteté en choisissant des termes qui renseignent sur la déroute politique face aux évolutions rapides que connaît la région. Dans ce sens, le président du MSP a déclaré dans un communiqué que « l’État marocain entre dans la première catégorie parmi les pays arabes qui ont perdu sa souveraineté, car c’est un État fonctionnel qui n’a pas sa propre décision, travaillant au profit de la France et de l’entité sioniste au sein de l’axe occidental et de la plus haute autorité américaine », et d’ajouter « malgré tout cela, la décision de couper les relations diplomatiques avec le Maroc est considérée comme une décision hâtive qui était censée être consultée par les partenaires politiques du gouvernement et de l’opposition à ce sujet, comme le font les pays démocratiques dans des affaires si importantes », a-t-il souligné.

Makri verse dans des énoncés qui en cachent mal les tenants et les aboutissants de cette prise de position biscornue et ombrageuses. Le « malgré » de Makri en dit long sur les non-dits d’une attitude et une position politique digne de l’autruche. Une position qui ne veut pas susciter les frictions de leur allié idéologique, à savoir le parti islamiste au gouvernement et à la solde du Makhzen et son entreprise déstabilisatrice.

L’énoncé du « hâtive » est aussi une manière d’essayer de trouver des subterfuges et des alibis au Makhzen et surtout à sa confrérie qui en subit les fatras de son implication gravissime dans un gouvernement où la normalisation avec l’entité sioniste est saillante. Cette dérive de Makri et de sa famille politique et idéologique est justifiée par un argutie fallacieux et perfide l’attitude de son ami et membre de l’organisation des frères musulmans, Al Othmani en l’occurrence.

Makri fait dans le double langage et la perfidie discursive, il se dérobe de la réalité gravissime dont fait preuve l’Algérie en se focalisant sur la forme d’une situation qui n’a pas  à faire dans l’attentisme. Plus grave encore, il souligne dans le même registre que « la décision algérienne devait prendre en considération les partis politiques  « si le système politique algérien croyait vraiment aux partis et à l’existence naturelle et bénéfique de l’opposition », a-t-il insinué.

Et dire que l’Algérie à travers son ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra avait énuméré plusieurs raisons et événements depuis 1963 à nos jours qui justifient la décision sage et ferme de l’Etat algérien à l’égard du Maroc et ses agissements hostiles au pays.

Makri ne sait plus à quel saint se vouer, surtout après le fiasco de son sosie marocain au pouvoir. La crise qui frappe la variante des frères musulmans dans le monde arabo-musulman est édifiante en la matière. Cette variante qui faisait de la dénonciation de l’entité sioniste son registre du commerce pour entraîner et rallier les masses derrière sa cause obscurantiste et anti-démocratique, se voit aujourd’hui laminée par ses positions caractérisées par la lâcheté et la traîtrise voire de subordination à l’impérialisme international.

Makri découvre aujourd’hui les bienfaits de la consultation au moment où le pays est en train de subir les tirs groupés de la part du Makhzen et de ses mentors impérialo-sionistes.

N’est-ce pas là une complicité tacite du MSP qui essaye de se montrer avec un pédantisme politique abracadabrant ?

Le MSP est en déroute en matière de mobilisation et de « manipulation » des masses, il lui reste la sémantique et la « tautologie » pour séduire et tromper les crédules et les simples d’esprit.

Rachid Malik

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