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Rachid Malik-La gestion gravissime et médiocre des affaires publiques a montré les limites de la situation politique du pays-Rompre avec les pratiques du système oligarchique

La gestion gravissime et médiocre des affaires publiques a montré les limites de la situation politique du pays

Rompre avec les pratiques du système oligarchique

Par Rachid Malik

Publié vendredi 6 août 2021

Il est temps de rompre avec les séquelles d’un régime oligarchique et compradorien qui n’assimile l’Etat et la société que dans le cadre d’une approche prédatrice et dislocatrice de la cohésion sociale et nationale à la fois.

La situation politique du pays patauge, cette situation est le prolongement de la conjoncture sanitaire majeure de la pandémie de la covid-19.

Cette conjoncture a causé des retombées directes sur la situation socio-économique de l’Etat et de la société. C’est dire que l’enjeu sanitaire est devenu plus déterminant sur le plan politique plus que d’autres considérations dont l’urgence se présente avec acuité.

Mais la gestion de la troisième vague de la pandémie de la covid-19 a montré non seulement des lacunes mais surtout une incapacité drastique des pouvoirs publiques d’agir à temps et anticiper cette situation pandémique au plan des moyens et du matériels névralgiques pour remédier à la situation gravissime et d’urgence médicale.

Le manque de l’oxygène, l’absence criarde de la tutelle responsable de la gestion sanitaire sont des points noirs qui ont révélé la défaillance flagrante des pouvoirs publics quant à l’anticipation des crises et des situations d’urgence.

On ne peut pas affirmer et réaffirmer à chaque occasion que le défi est celui d’asseoir les jalons d’une Algérie nouvelle, mais la réalité des choses est tellement désastreuse et calamiteuse au point où les Algériens et les Algériennes n’arrivent pas à se faire soigner à temps et de leurs assurer le minimum, à savoir l’oxygène qui est devenu une matière rarissime et objet de pénurie et de spéculation à grande échelle en plein moment de la catastrophe mortifère.

En politique, la responsabilité est entière, c’est ce qui montre que les pouvoirs publics et les responsables de la gestion des affaires publiques ne sont pas en phase et que leur rôle se contente à faire dans le colmatage et le rafistolage. Cette approche de « gestion » n’a rien à voir avec les exigences et les critères d’un Etat moderne et ferme dans des situations de crise et de catastrophe.

Cela s’appelle une situation de celui qui navigue à vue sans stratégie de gestion et sans cap politique inhérent à des choix tracés d’emblée et à priori.

L’enjeu d’un Etat national fort et à la hauteur des défis et des challenges dont il doit les relever, est très sérieux et important. L’Algérie fait face à plusieurs défis et risques en même temps, c’est là où ce genre d’errements qui apportent leur lot à une situation qui ne se fait que se compliquer à cause des gestionnaires médiocres voire frappés d’incurie et de cynisme.

L’urgence aujourd’hui est de rétablir la confiance qui a été malmenée par des responsables politiques qui se sont succédés à la tête de l’Etat.

Il y a des chantiers plus importants et prépondérants qui attendent le pays, ce sont des chantiers en rapport avec la consolidation de l’Etat national et de ses institutions. L’un des chantiers importants qui s’impose comme préoccupation majeure c’est bien le chantier de rétablissement de l’autorité de l’Etat et de la confiance. Cette préoccupation centrale doit être le fruit d’une démarcation par rapport aux anciennes pratiques de l’ancien régime et ses dégâts qui ont affecté y compris les institutions de l’Etat et de la société en général.

Le renouveau national doit s’arc-bouter sur des choix qui doivent rompre avec les pratiques scélérates qui ont plongé le pays dans le gouffre de la faillite politique, économique et sociale.

Certes, la pandémie de la covid-19 est une donne mondiale qui échappe à la seule volonté des responsables politiques du pays, mais la gestion des situations majeures sont du ressort des institutions de l’Etat et de l’exécutif.

Le danger guette le pays, c’est une réalité qui se présente avec clarté et netteté de par ce qui se déroule aux portes de nos frontières et au niveau régional et international. La cohésion interne est plus que jamais exigée, c’est la traduction tangible d’une volonté visant à revoir les pratiques anciennes d’un régime dont l’intérêt n’était que la rapine, la corruption et la liquidation des acquis de l’indépendance et de la souveraineté nationales.

L’Algérie ne peut plus se permettre des erreurs de gestion qui ont coûté dans le passé des situations d’impasse et de crise aux conséquences néfastes sur le présent et le futur. Il est temps de rompre avec les séquelles d’un régime oligarchique et compradorien qui n’assimile l’Etat et la société que dans le cadre d’une approche prédatrice et dislocatrice de la cohésion sociale et nationale à la fois.

Rachid Malik

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