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Rachid Malik-Le citoyen lambda ballotté entre l’absence de la communication officielle et les charlatans des réseaux sociaux -L’omerta mortelle !

Le citoyen lambda ballotté entre l’absence de la communication officielle et les charlatans des réseaux sociaux

L’omerta mortelle !

Par Rachid Malik

Publié samedi 31 juillet 2021

L’on assiste à un véritable charlatanisme médiatique sur les réseaux sociaux, un charlatanisme aidé par l’absence de la communication institutionnelle de qualité et offensive. Cette carence « justifie » la prolifération des apprentis sorciers qui versent dans l’imposture et les sornettes qui frisent l’invraisemblable.

L’une des tares chroniques que la pandémie de la covid-19 a mis à nu, c’est bien la manipulation de la situation dramatique sur le Net. Mais il y a aussi la faillite ahurissante et tragique de la communication officielle qui s’identifie à un écho des cimetières. Entre les deux phénomènes, le citoyen lambda paie les frais de cette situation kafkaïenne et des plus insoutenables.

Les pouvoirs publics brillent avec leur mutisme sidérant au point que l’omerta est devenue le modus opérandi par excellence dans la gestion des affaires publiques.

Cette scène désolante et qui s’identifie à un acte de démission en bonne et due forme, favorise l’apparition des charognards et des apprentis sorciers dans le but de semer la pagaille sur les réseaux sociaux sur fond d’un programme bien étudié et préparé pour en rajouter une couche à la crise sanitaire majeure de la pandémie de la covid-19.

Cette situation digne d’écurie d’Augias a laissé la voie à tous les politicards et les médiocres du Net d’envahir les réseaux sociaux pour profiter de la douleur et du drame des algériens et des algériennes pour en faire une cause sordide et politicienne.

La communication officielle s’est transformée en une attitude aphone, c’est-à-dire que la stratégie inhérente à l’information et la sensibilisation de l’enjeu sanitaire et ses conséquences pluridisciplinaires n’est pas aussi développée comme il se doit, de par la gravité de la situation pandémique, les retombées néfastes sur les vies humaines et la dégradation du système de la santé publique.

L’on assiste à un véritable charlatanisme médiatique sur les réseaux sociaux, un charlatanisme aidé par l’absence de la communication institutionnelle de qualité et offensive. Cette carence « justifie » la prolifération des apprentis sorciers qui versent dans l’imposture et les sornettes qui frisent l’invraisemblable.

Le constat est abracadabrant, il s’agit d’une déroute qui ne pourrait en aucun cas être justifié. L’irresponsabilité et l’insouciance des affaires publiques sont devenues une culture institutionnalisée. Ce n’est pas avec cette fumisterie appelée abusivement, une stratégie de communication que l’Etat et ses institutions vont répondre efficacement et rapidement à des situations d’urgence. Cela va permettre aux forces obscures et des nébuleuses d’investir dans ce terreau comme à l’accoutumée pour semer leurs mensonges et accélérer la cadence de la propagation des fake news et des inepties à outrance.

Les situations de crise exigent des responsables en charges de la chose publique de bien s’adapter avec la conjoncture et le contexte, mais surtout, de bien communiquer et transmettre les messages à temps réel. Tourner le dos à un contexte de crise grave, cela s’appelle un crime et une indifférence quant au rôle d’un commis de l’Etat.

L’enjeu de la communication est primordial, c’est le propre des pays et des nations qui entretiennent une relation étroite avec la communication comme forme efficace et stratégique pour dissiper les amalgames et lever les quiproquos et les imbroglios.

Pour mettre terme aux fake news et la propagande insidieuse de ceux qui aiment nager en eau trouble, il va falloir que l’Etat et ses institutions changent de mode opératoire, c’est une condition sine qua non pour remédier à la situation d’anarchie et d’anomie dans laquelle se trouve le pays en général.

Il n’y a pas de raison pour que les pouvoirs publics n’ assument pas cette responsabilité pour laquelle ils sont rémunérés en conséquence.

L’Etat qui se respecte ne devrait pas avoir peur d’assumer ses errements et les rectifier, ce qui est honteux et gravissime, c’est le fait de ne pas faire son mea culpa et insister dans la voie cynique et morbide de la médiocrité et l’incurie dont les conséquences ne seront que mortifères.

Rachid Malik

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