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Rachid Malik-Elle sera l’une des dossiers qui attiseront le débat et la polémique politique – L’école : Ce cheval de Troie

Elle sera l’une des dossiers qui attiseront le débat et la polémique politique

L’école : Ce cheval de Troie

Par Rachid Malik

Publié lundi 12 juillet 2021

La réforme de l’école est le point d’achoppement pour un développement et un progrès social et économique d’une nation.

Le ministère de l’éducation change de main, le nouveau ministre de ce secteur névralgique à du pain sur la planche. L’école a de tout temps constitué le cheval de bataille du régime et de l’opposition à la fois.

Cet espace sensible et déterminant dans l’ossature de la République qui est l’école, n’a pas été épargné par les politicards dont l’instrumentalisation idéologique des plus archaïques est devenue légion.

Bientôt la rentrée scolaire, l’événement a été toujours vêtu d’un préjugé politique pour ne pas dire politicien quant à cette institution source de clivages idéologiques et sociétales.

Le ministre en charge de la tutelle est un ancien du secteur, il est surtout l’un des experts en pédagogie qui a suivi la mise en œuvre des réformes entamées par l’ex-ministre de l’éducation nationale, Nouria Benghabrit en l’occurrence.

Le nouveau ministre aura à réunir les conditions favorables pour asseoir un climat de sérénité et de confiance avec les protagonistes et les partenaires sociaux dudit secteur. A ce propos, Abdelhakim Belabed a souligné qu’il est optimiste par rapport à « la décision sage et courageuse du président de la République qui compte ouvrir le dossier du statut particulier de l’Éducation nationale, un des plus importants dossiers du secteur, et qui se veut une soupape de sécurité pour une meilleure situation socio-professionnelle de nos fonctionnaires », a-t-il signalé.

Sachant que ce secteur est représentatif d’un terrain « miné » par l’implication et l’intrusion des forces obscures qui aiment nager en eaux troubles en sacrifiant la mission citoyenne et républicaine de l’école sur l’autel des manœuvres d’endoctrinement et de manipulation idéologique et doctrinale, le nouveau ministre a renouveler sa disposition à « travailler, de concert avec toute la corporation éducative, en assurant ma pleine confiance à toutes les composantes du secteur et aux partenaires respectables sur qui je compte énormément, tout en les appelant à unir leur parole, en vue de relancer le secteur », a-t-il souligné.

L’enjeu de l’école constitue le défi majeur de l’Etat, c’est un défi qui exprime la réalité de la scène politique infestée par des approches conservatrices et rétrogrades voulant imprimer l’école de son empreinte pétrie d’archaïsme et d’anachronisme.

La réforme de cette institution censée être la pourvoyeuse de la citoyenneté et de savoir en phase et en osmose avec les exigences du monde moderne, est devenue une nécessité voire une urgence pour permettre aux nouvelles générations d’acquérir une dispense et une connaissance dépouillées de toutes les formes d’endoctrinement sur fond de manipulation doctrinale chère aux forces obscurantistes dont l’école est conçue comme apanage à leurs idées rétrogrades et hostile à toute volonté visant asseoir une école moderne, rationnelle, critique et de qualité.

Le retour à l’enseignement général, c’est-à-dire classique, dans le sens où la qualité de la dispense et l’enseignement des connaissances et du savoir et non pas l’histoire des connaissances et le parcoeurisme, c’est l’atout et le défi en même temps qui puissent faire sortir l’école de son état d’une institution sinistrée et moribonde.

Il est temps que la démarcation soit entamée et opérée quant à un projet de société s’arrimant avec les évolutions qui caractérisent le monde d’aujourd’hui.

La réforme de l’école est le point d’achoppement pour un développement et un progrès social et économique d’une nation.

Consolider et sauvegarder un Etat, c’est d’abord un investissement sans ambages dans l’école, cette espace où la citoyenneté se cristallise et se forge mordicus.

L’école algérienne doit rompre avec les ambivalences idéologiques et les tiraillements partisanes qui ont participé dans sa dégringolade et sa chute libre d’une manière abracadabrante.

Il est urgent de faire de l’école un terrain commun pour toutes les forces du progrès dans la perspective de la libérer de la pensée moyenâgeuse et des réflexes de conservatisme mortifère et réactionnaire.

Rachid Malik

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