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Algérie Politique, Chroniques

Rachid Malik.-La société et les attentes et aspirations du changement au-delà de l’impasse du « Hirak »-L’espoir trahi

Posted by admin on 9 juillet 2021 — Edit0 Comments

La société et les attentes et aspirations du changement au-delà de l’impasse du « Hirak »

L’espoir trahi

Par Rachid Malik

Publié vendredi 9 juillet 2021

Les sbires de l’approche « printaniste » ont fait prévaloir les calculs sordides de leurs mentors impérialistes dont l’objectif est de disloquer l’Etat et la société dans la perspective de mettre main basse sur les richesses du pays et de transformer l’Algérie en des lambeaux de regroupements mortifères et de déchirements identitaires et communautaires.

La situation politique dans le pays est en train de se diriger vers une étape qui n’a rien à voir avec la période de 2019 et son saut vers une dimension pétrie d’attentes et d’aspirations à l’opposé de ce qui se tramait à travers le personnel politique de cette époque où l’allégeance et le clientélisme faisaient rage autour d’une caste oligarchique qui a privatisé l’Etat et ses institutions. D’ailleurs cette situation a provoqué un torrent politique dont l’élan populaire de 22 février n’était que l’expression saillante et manifeste.

Le mouvement populaire qui a corroboré cette expression de rejet du statu quo et des tentatives de glissement vers un despotisme oligarchique en bonne et due forme, ne semble pas aujourd’hui résister à ses propres contradictions et limites substantielles. C’est la raison qu’aujourd’hui un nombre important des Algériens et des Algériennes se pose la question lancinant qui a trait à l’avenir de ce mouvement « hybride » et hétérogène.

Depuis la résurgence du mouvement populaire à nos jours, rien de qualitatif en termes d’évolution objective sur le plan de changement intrinsèque a été enregistré et observé. Ce qui renseigne sur les limites d’une approche qui se voulait salutaire mais qui est restée au demeurant prisonnière des prismes et des clichés d’une pratique anachronique et sectaire.

Depuis l’émergence du mouvement populaire rien de concret n’a été conçu et proposé si ce n’est le glissement vers des situations de confrontations sur fond de manipulation et de récupération d’une dynamique sociétale qui pouvait se solder par une alternative et un projet de changement démocratique et social qui seront le début d’une refondation de fond en comble de l’Etat national.

Depuis cette irruption historique de l’élan de 22 février à nos jours, le seul constat qui puisse faire l’unanimité, c’est bien le fiasco et la bérézina d’une dynamique populaire à cause des apprentis sorciers qui cherchaient à avoir une mainmise sur la volonté spontanée de toute un peuple avide d’un changement politique, économique et social loin des tiraillements et de la récupération des nébuleuses et des forces obscures dont les accointances avec des puissances étrangères sont établies.

Les sbires de l’approche « printaniste » ont fait prévaloir les calculs sordides de leurs mentors impérialistes dont l’objectif est de disloquer l’Etat et la société dans la perspective de mettre main basse sur les richesses du pays et de transformer l’Algérie en des lambeaux de regroupements mortifères et de déchirements identitaires et communautaires.

Cette dérive suicidaire à fait capoter l’élan populaire qui a pris la connotation du « Hirak » sans que cela exprime un projet et un paradigme en soi. Cette démarche n’a aucunement fait dans le questionnement ni dans la recherche des raisons qui ont mené vers la banqueroute avérée et saillante de ce mouvement.

Aujourd’hui la crise sociétale est telle que les alternatives souffrent de trouver l’espace adéquat et idoine pour leur matérialisation et concrétisation. Rien n’a été fait dans la direction d’apporter des solutions et des propositions concrètes et réalisables, c’est là où réside l’impasse et les limites d’un mouvement spontané qui a été squatté par des forces obscurantistes et les inféodées aux puissances étrangères et néocolonialistes.

La situation actuelle montre on ne peut plus clairement qu’une dynamique populaire a été détruite par les affidés d’un changement obéissant à une feuille de route dont les tenants et les aboutissants sont déterminés par des officines étrangères et des laboratoires réservés pour la circonstance.

Les élections ont été réalisées, le parlement a été constitué et un nouveau gouvernement a été installé.

Tandis que les commerçants et les maquignons du « Hirak » 2 ont tout fait pour saborder un processus du changement qui pouvait apporter sa contribution et sa pierre à l’édifice de la construction d’une Algérie nouvelle dans le cadre de l’unité nationale, et la consolidation de l’Etat national et la justice sociale.

La société doit tirer les leçons et des enseignements de l’élan populaire de 22 février 2019 pour qu’elle puisse déterminer les priorités de changement et surtout de l’organisation comme condition sine qua non d’une pratique politique concrète et réalisable.

Rachid Malik

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