Ce site présente les études, réflexions et publications du "Collectif novembre pour la souveraineté nationale, une économie autocentrée et le socialisme." L'ordre des objectifs est notre ordre de priorité.

Algérie Politique, Chroniques

Rachid Malik – Djaballah et le retour du discours de l’ex-FIS dissous lors de la campagne électorale « Nous nous sommes engagés pour satisfaire Dieu « 

Djaballah et le retour du discours de l’ex-FIS dissous lors de la campagne électorale « Nous nous sommes engagés pour satisfaire Dieu » !

Par Rachid Malik

Publié le 5 juin 2021

Solliciter « Dieu » dans une campagne électorale, nous rappelle une époque où les clercs vendaient des indulgences aux crédules pour les rassurer que leur place au paradis est réservée.

La campagne électorale dans le cadre des élections législatives du 12 juin prochain ne cesse de livrer ses « saltimbanques » et ses « psittacismes » politiques.

La dernière sortie du Abdallah Djaballah, le président du Front pour la Justice et le Développement (FJD) a étonné les citoyens et les citoyennes qui suivent le déroulement de ladite campagne électorale.

Ce dernier est toujours fidèle à sa conception biscornue et anachronique de la politique. Il a encore une fois franchi le Rubicon en déclarant que « Nous nous sommes engagés dans ces élections pour satisfaire Dieu », (sic).

Ce discours digne d’escroquerie politicienne est le reflet réel d’une mouvance dont l’approche défendue est aux antipodes de la réalité en mouvement, plus grave encore, cette mouvance islamiste ne peut pas évoluer en dehors de ses inepties et ses impostures structurés dans un corpus ficelé et clôturé d’une manière dogmatique et irréversible.

Djaballah sait ce qu’il fait, à défaut d’un programme politique concret et fiable répondant aux situations socio-économiques des couches larges de la société, il se dérobe de cette responsabilité en recourant à la chimère et le charlatanisme des plus nauséabonds. Les islamistes qui vivent une déroute drastique quant à leur existence en tant que mouvance au niveau international, cherchent à retrouver leur présence politique en adoptant comme à l’accoutumée un discours « eschatologique » digne des clercs et des « foukaha » du moyen-âge.

Les élections législatives de 12 juin prochain sont truffées de bigoteries et de fourberies qui affectent sérieusement les volontés visant à rompre avec la médiocrité dans le discours et dans la pratique.

Solliciter « Dieu » dans une campagne électorale, nous rappelle une époque où les clercs vendaient des indulgences aux crédules pour les rassurer que leur place au paradis est réservée. Idem pour Djaballah qui, à défaut d’un discours politique séculier et clair, il verse dans des pantomimes et de la phraséologie fumeuse et anachronique.

L’ANIE devrait intervenir pour mettre terme à ce genre d’écurie d’Augias. Pourquoi n’interviendra-t-elle pour stopper cette déferlante d’ignorance et d’inculture de la mouvance islamiste qui ne cesse de répondre ses couleuvres et ses vétilles ?

Cette méthode sournoise de la mouvance islamiste qui consiste à interpeller le « sacré » et la religion est ancienne. C’est l’organisation des frères musulmans et les salafistes qui recourent à ce genre de discours anachronique pour titiller non pas l’entendement et la raison du citoyen mais son cœur et sa foi dans le but de l’endoctriner et lui faire croire que ce discours électoral est l’émanation de la parole de « Dieu ». D’ailleurs c’est ce qu’il a dit Djaballah en s’adressant à une assistance très faible en leur rappelant qu’il « s’est engagé pour satisfaire « Dieu » ! ». Quelle schizophrénie !!!

Les islamistes ne sont pas en synergie avec le processus démocratique, bien au contraire, ils sont une véritable menace pour la démocratie et le pluralisme dans toutes ses expressions. L’usage d’un discours religieux dans la scène politique en général et dans la campagne électorale en particulier est considéré comme une atteinte criarde aux valeurs de la République et à la citoyenneté.

Le discours de Djaballah et du président du mouvement de la société pour la paix (MSP), Abderrezak Makri en l’occurrence, nous renvoie à une époque sanglante où l’ex-FIS dissous avait excellé dans ses fourberies et mensonges présentés comme « miracles » pour convaincre les crédules de la mission que « Dieu » avait octroyé à ces nouveaux prophètes des temps modernes !!!

Le laxisme des pouvoirs publics risque de provoquer une situation d’impasse et de crise gravissime en laissant le discours mensonger et anachronique de la mouvance islamiste de se proliférer.

Le danger est réel, il ne s’agit pas d’un épiphénomène dont les conséquences ne sont pas aussi graves.

La domination de ce discours comme le fait d’une manière cynique Abdallah Djaballah et d’autres porte-voix de ladite mouvance islamiste pourrait mener le pays vers un obscurantisme déferlant et rampant. Il faut agir avant que cela soit trop tard.

Rachid Malik

1 Comment

  1. Zyriab

    Merci nos amis les démocrates qui par leur boycott des élections ouvrent un boulevard à l’obscurantisme et au charlatanisme

Leave a Reply