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Rachid Malik – L’Algérie fête le 1er Mai dans un contexte particulier – Les travailleurs sont le salut de la patrie

L’Algérie fête le 1er Mai dans un contexte particulier

Les travailleurs sont le salut de la patrie

Par Rachid Malik

Publié vendredi 30 avril 2021

L’Algérie ne vit pas dans une géographie à part, elle fait partie de ce processus de la mondialisation ravageuse et inhumaine.

L’enjeu est celui de jumeler la lutte pour la sauvegarde des acquis des travailleurs aux plans social et économique en les améliorant davantage, mais aussi faire des travailleurs et les masses populaires le bras séculier dans le cadre d’un front patriotique pour la défense de l’Etat national et l’indépendance du pays.

La Fête internationale du 1er Mai de cette année est caractérisée par le recul des libertés syndicales et la dégradation des conditions socio-économiques des travailleurs et des travailleuses dans le monde avec la propagation ahurissante de la pandémie de Covid-19. Cette journée qui s’identifie au combat et à la lutte de la classe ouvrière dans le monde pour exiger l’amélioration des conditions de travail et le droit à l’épanouissement à travers un droit du travail qui tient compte de l’humanité des travailleurs et ne pas laisser le néolibéralisme replonger l’humanité dans l’esclavagisme moderne.

En Algérie, les travailleurs n’ont pas connu les affres de l’exploitation capitaliste et ses conditions des plus avilissantes. Les travailleurs algériens ont évolué dans un Etat fraîchement indépendant et qui aspirait à faire du socialisme son modèle pour combattre toutes les formes de disparité et les inégalités liées aux rapports de production dans le cadre de la lutte des classes.

C’est grâce au mouvement ouvrier que les travailleurs du monde entier bénéficient de la journée de travail de 8 heures. C’est aux «États-Unis, au cours de leur congrès de 1884, que les syndicats américains se donnent 2 ans pour imposer aux patrons une limitation de la journée de travail à 8 heures. Ils choisissent de lancer leur action le 1er mai», c’est aussi une journée de lutte instaurée par «la Deuxième Internationale, ou Internationale socialiste, en mémoire du massacre de Haymarket Square, comme journée annuelle de grève».

Ce parcours fait du sacrifice de la classe laborieuse dans le monde pour faire avancer les conditions des travailleurs et leurs familles, a permis l’éclosion d’autres perspectives pour dépasser le statu quo imposé par l’idéologie dominante, à savoir la bourgeoisie et son système capitaliste fondé sur l’exploitation et l’injustice sociale.

L’avènement des jeunes Etats et le recouvrement de leurs souverainetés respectives après une lutte et un combat de libération contre le colonialisme qui est le plus abject des système d’exploitation et de domination du système capitaliste, a apporté une contribution très qualitative dans la perspective de redonner de l’espoir aux travailleurs et aux paysans qui se débattaient dans la déchéance et le dénuement des plus éhontés.

L’Algérie avait tracé son chemin dans le sillage des nations qui militaient pour la réappropriation de ce moyen de production dans le cadre des rapports de production sociaux et collectifs, une manière de rompre avec le colonialisme barbare et son système capitaliste et impérialiste.

Depuis, le combat ne s’est pas arrêté pour que les travailleurs et les couches populaires soient protégés par l’Etat à caractère social où le rôle régalien dans les décisions stratégiques relèvera de ses propres prérogatives.

Aujourd’hui, les choses semblent ne plus obéir à cette logique, l’Etat fait face à un squat par des oligarchies qui se sont incrustées au sein des institutions de l’Etat en bénéficiant de la protection de la compradore dont ses intérêts relèvent du capital financier international.

Le pays fait preuve d’une réalité qui n’est plus celle qui prévalait durant les premières décades de l’indépendance, les enjeux ont pris une autre tournure, c’est la domination de l’approche mondialisée de l’économie et ses conséquences sur les travailleurs qui assistent à la perte des droits et des acquis socio-économiques et les mesures de privatisation effrénée en cassant le verrou de la protection et de la couverture sociale et la précarisation au plan de la masse salariale.

C’est une situation inquiétante, elle suscite l’ire et la peur aussi d’un nombre important des travailleurs qui se voient face à des réalités de chômage, la paupérisation et de la famine.

L’Algérie ne vit pas dans une géographie à part, elle fait partie de ce processus de la mondialisation ravageuse et inhumaine.

L’enjeu est celui de jumeler la lutte pour la sauvegarde des acquis des travailleurs aux plans social et économique en les améliorant davantage, mais aussi faire des travailleurs et les masses populaires le bras séculier dans le cadre d’un front patriotique pour la défense de l’Etat national et l’indépendance du pays.

Le 1er Mai de cette année est celui du double combat, le combat pour la mise en place d’un modèle social et économique au service de la majorité des travailleurs et aussi un autre combat qui n’est pas des moindres, celui de la sauvegarde de la souveraineté nationale et la consolidation de l’Etat national.

Rachid Malik

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