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MOHAMED ADJOU – APRES LE KITUKI, VOICI VENU LE KIEKI

APRES LE KITUKI, VOICI VENU LE KIEKI

dimanche 11 avril 2021

Par Mohamed Adjou

Nous sommes le 12 Avril …Ça y’est !… nous savons à qui nous avons à faire !…

L’Algérien est depuis peu parfaitement identifié: Il y’a d’un côté l’agent perfide à la solde des puissances étrangères qui n’arrêtent pas de comploter contre notre pays, de jalouser ses succès, de convoiter ses richesses et de menacer son peuple et de l’autre côté des jouisseurs en puissance qui profitent de ses richesses, lui font subir échecs sur échecs et briment affreusement son peuple… qui, très souvent se laisse faire, et que « l’élite » doit aider à prendre conscience de ses malheurs… dans son intérêt bien sûr !

Aussi clair et lapidaire on ne peut mieux faire!…

Le problème c’est le mélange des genres !

Parmi les justiciers sans masques du premier rang, on trouve le démocrate autoproclamé qui a rangé ses principes, l’islamiste enkamissé qui a mis au placard sa mah’choucha, le libéral décomplexé qui n’a plus honte d’étaler son compte en banque et ses options capitalistes et le nationaliste convaincu qui s’est débarrassé de ses slogans creux…Dans le second rang aussi !… et c’est là que ça devient loufoque et qu’on comprend qu’en réalité toutes les idées nobles des uns et des autres ne sont que faire-valoir et faux alibis car la cause maîtresse qui fait avancer ces formations de combat vers une fausse bataille où on risquera de crever de bon rire, c’est juste le confort du postérieur, les premiers en voulant aux seconds de s’être accaparé indûment le pouvoir, les seconds s’y accrochant pour empêcher les premiers de les en éjecter et tous se souciant comme de leurs premiers postes de responsabilité de ce peuple qui les regarde faire, la pelle sous le menton comme le font les travailleurs des ponts et chaussés, en se secouant les épaules d’un rire silencieux…

Ca se corse un peu plus dans la composante de chaque formation quand on trouve dans la première des dignitaires de la seconde et qui veulent se donner une virginité, d’autres qui ont perdu leurs places et qui veulent se venger de ceux qui les en ont délogés ou qui espèrent les retrouver en enfourchant d’autres coursiers et dans la seconde des transfuges de la première qui ont trahi leurs causes pour des strapontins et qui veulent s’y accrocher…

Ca devient sérieusement hilarant quand on voit s’opposer sans trop le faire voir, dans la première formation, des ambitieux au long cours qui tirent à bout portant sur leurs frères de combat pour ne pas se laisser coiffer au poteau et qui privilégient les alliances secrètes avec l’adversaire commun plutôt qu’avec ceux qui portent le même licou, sachant pour être expert es-perfidie, que ce qui sous-tend les luttes n’a rien d’honorable et qu’au moment de la victoire chacun reprendra son étendard…

Et entre les deux formations à la ligne de démarcation fluc-tuante, d’autres anciens copains et coquins des premiers et des seconds, grenouillent en s’opposant aux deux et entre eux, refusant le règne des premiers mais aussi l’alternative des seconds et criant à tue-tête leur rejet du statu quo dans un exercice de rhétorique périlleux, réussissant malgré l’ineptie de leur conception à mobiliser des troupes vociférantes qui ne savent ni d’où elles viennent ni où elles vont mais qui détruisent allègrement leur propre piédestal en croyant déboulonner les statues d’autrui…

Le peuple brusquement choyé par tout le monde et qu’on a beau chercher reste absent de ces joutes et s’occupe à joindre ses deux bouts qui s’éloignent irrémédiablement, n’ayant cure des uns et des autres…

Il se gratte la tête en souriant devant les flambées de promesses en l’air, de menaces imbéciles, d’accusations indécentes, ces mises en garde trop solennelles pour être crédibles, ces gesticulations endiablées, de coups sous la ceinture de ces messieurs-dames qui ne croient pas eux-mêmes à leurs mensonges et qui veulent les lui faire avaler…

Un bon mot de chez nous décrit ces scènes de l’absurde où n’importe qui fait n’importe quoi : par l’expression « ettayah kthar mel waguef »: ceux qui se roulent par terre sont plus nombreux que ceux qui sont debout…

Ceux qui se roulent par terre, de rire bien sûr !

Mohamed Adjou – DjebahiaPublié le 11 avril 2021

https://comment-taire10.blogspot.com/2021/03/les-boucs-emissaires

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