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Lutte de libération nationale., Maghreb Arabe.

Déclaration internationale Forum latino-américain et caribéen de solidarité avec le peuple sahraoui.

Caracas, le 25 février 2021

Les organisations soussignées, les mouvements en lutte, les intellectuels, les artistes, les partis politiques et les particuliers rendent publique la déclaration suivante:

  1. Nous reconnaissons et soutenons la juste lutte du peuple sahraoui pour sa décolonisation, son auto-détermination et son indépendance, menée par son organisation et le seul représentant légitime, le Front POLISARIO. Plus de six décennies se sont écoulées depuis que l’ONU a établi la résolution pour la décolonisation totale dans le monde. Le peuple sahraoui est toujours la dernière colonie d’Afrique, envahie il y a 130 ans par l’Espagne et occupée illégalement il y a 45 ans par le Maroc, après les accords tripartites illégaux de Madrid. Les Sahraouis ont patiemment continué à parier sur la paix, en étant témoins des violations répétées du droit international et de la manière dont les accords internationaux garantissant leur autodétermination sont systématiquement bloqués.
  2. Le peuple sahraoui, après une lutte intense contre le Maroc et la Mauritanie, a proclamé son indépendance en 1976, établissant la République arabe sahraouie démocratique (RASD). Après avoir signé la paix avec la Mauritanie, une partie de son territoire continue d’être illégalement occupée par le Maroc. La RASD est un membre fondateur de l’Union africaine et entretient des relations diplomatiques avec des dizaines d’États dans le monde. Nous exigeons que le Maroc cesse son occupation illégale et illégitime et que la communauté internationale garantisse l’exercice du droit du peuple sahraoui à son autodétermination et à sa souveraineté complète.
  3. Nous déclarons que la Mission des Nations Unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO) n’a pas atteint ses objectifs dans sa tâche de garantir la paix et un cessez-le-feu; De plus, de n’est pas avoir concrétisé le plan de règlement comme moyen de tenir le référendum d’autodétermination, depuis 29 ans de sa formulation.
  4. Nous exigeons la fin des violations constantes des droits de l’homme et des droits collectifs de ce peuple; le démantèlement du Mur de la honte, construit par le Maroc, qui traverse ce territoire sur 2720 km et qu’est jonché de mines antipersonnel et antichar qui font chaque année des morts, dont des femmes et des enfants, qui survivent mutilés. Dans les territoires occupés, les

droits de l’homme sont systématiquement violées, les personnes qui manifestent pacifiquement pour leur indépendance sont emprisonnées, battues et disparues de force.

  1. Nous dénonçons le pillage des ressources naturelles au Sahara Occidental, malgré les résolutions de l’ONU qui l’interdisent pour le Royaume du Maroc et des entreprises marocaines, espagnoles et françaises, entre autres. Nous exigeons que les entreprises qui opèrent dans la région, et l’Union européenne, respectent le droit international et les droits économiques de la population sahraouie sur leurs ressources.
  2. Nous exigeons également que l’ONU mette en œuvre les initiatives politiques nécessaires, visant à parvenir à une solution juste et définitive, en défense du droit légitime du peuple sahraoui à l’autodétermination, à travers un référendum libre, comme dernière étape du processus de décolonisation inachevé.
  3. La rupture unilatérale du cessez-le-feu par la monarchie marocaine, le 13 novembre 2020, a déclenché à nouveau la guerre au Sahara occidental, exacerbée par des décennies de stagnation du processus de paix, après le cessez-le-feu de 1991 entre le Front POLISARIO et le Maroc, qui aurait dû aboutir à un référendum d’autodétermination pour le peuple sahraoui. L’inaction de l’ONU, due notamment au blocus de la France au sein du Conseil de sécurité, est la principale responsable qui a ouvert, finalement, la voie à la reprise de la guerre.
  4. Nous nions et condamnons les déclarations de l’ancien président des États-Unis, Donald Trump, par lesquelles il a reconnu unilatéralement une souveraineté illégale du Royaume du Maroc sur le Sahara occidental, en tant qu’échange pour assurer la « normalisation » des relations bilatérales entre la monarchie marocain et Israël. Aucune organisation multilatérale au monde ne reconnaît la prétendue et fausse souveraineté du Maroc.
  5. Nous dénonçons et condamnons l’intensification de la répression et des persécutions à la suite de la violation du cessez-le-feu déchaîné par les forces d’occupation du Royaume du Maroc contre le peuple sahraoui dans les territoires occupés et nous appelons la communauté internationale à se mobiliser pour exiger le respect des droits de l’homme et du droit international humanitaire.

Nous exigeons que les médias traitent le conflit au Sahara occidental avec l’importance et la pertinence qu’il mérite. La cause sahraouie est une lutte légitime réduite au silence et rendue invisible par les grands réseaux médiatiques. Il n’y a aucune mention des 45 ans que le peuple

sahraoui a vécu dans des conditions extrêmes dans les camps de réfugiés à la hamada algérienne, il n’y a aucune mention des mines antipersonnel, de l’occupation, du pillage de leurs ressources naturelles et de la violation systématique de leur droits de l’homme. Face à la reprise du conflit armé, le Royaume du Maroc nie son existence et les médias internationaux maintiennent un silence complice et criminel. Face aux méfaits des médias, nous encourageons et exhortons les médias alternatifs et les personnes solidaires, à travers les réseaux sociaux, les sites Web, les blogs, les radios communautaires et indépendantes, à diffuser et à dénoncer la situation au Sahara occidental. Surtout pour que la situation du peuple sahraoui et ses aspirations légitimes soient diffusées et connues par tous.

  1. Nous exigeons la libération immédiate des prisonniers politiques sahraouis qui se trouvent aux prisons et cachots marocains, condamnés à l’issue de procès illégaux et sans garanties de procédure régulière.
  2. Nous dénonçons la répression brutale de la militante des droits de l’homme dans les territoires occupés, Sultana Sid Brahim Ahmed Labeid, qui a reçu des pierres au visage ces derniers jours; Avec sa famille, elle est victime du siège par les agents de sécurité du Royaume du Maroc. Nous condamnons les forces d’occupation marocaines pour la vague de répression déclenchée dans les zones occupées du Sahara occidental.
  3. Les associations, fondations, comités et organisations d’amitié et de solidarité avec le Sahara occidental en Amérique latine et dans les Caraïbes compromettons notre voix et notre action à continuer d’accompagner le peuple sahraoui courageux et inflexible et à promouvoir l’exercice de son droit à l’autodétermination et indépendance. La solidarité entre les peuples du monde, les condamnés de la terre mentionnés par Frantz Fanon, l’emportera, car ses armes sont la tendresse, la vérité et l’espoir!

Pour mettre fin à la guerre au Sahara occidental, la communauté internationale doit mettre fin à l’occupation illégale du Sahara occidental par le Maroc et assurer la réalisation immédiate du référendum d’autodétermination du peuple sahraoui.

¡Viva la República Árabe Saharaui Democrática!

¡Viva el Frente POLISARIO!

¡Viva el Sáhara Libre!

Signatures:

Institut Simón Bolívar pour la paix et la solidarité entre les peuples Brigade vénézuélienne de solidarité avec le peuple sahraoui Fondation Sahara Libre Venezuela

Collectif Utopix Films Maraisa

Front Culturel de Gauche

Nous invitons les intellectuels, les artistes, les partis politiques, les mouvements en lutte et individus à souscrire cette déclaration et l’envoyer à l’aderesses électronique: saharalibrevzla@gmail.com

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