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Une réflexion collective nécessaire : Qu’est-ce que faire de la politique de nos jours ? Par Yacine Foudala.

Débat sur l’Agora d’Athènes.

Par Yacine Foudala.

Qu’est-ce que faire de la politique de nos jours en dehors de braire à tue-tête des mots d’ordre à l’emporte-pièce, importés des différents centres idéologiques faisant partie d’une seule et même tutelle dont la ligne est sans cesse refaçonnée selon les besoins d’adaptation aux réalités et contextes généraux ou particuliers des sociétés en lutte pour leur libération des dictatures pro impérialistes qui règnent en maitres et à dessein dans les pays « sous-développés »    

Il n’y a qu’une seule réalité vérifiée et vérifiable, celle de l’influence libérale ; apparente soit-elle ou cachée, occidentale ou orientale sur les mouvements populaires spontanés ou impulsés de par le monde, cette influence se manifeste sur le terrain à travers les différents courants satellites qui combattent de concert les pouvoirs en place afin d’y faire régner en maitre leur modèle pseudo-démocratique,  crypto-intégriste, ou essentialiste-sectaire, c’est selon ; mais dans tous les cas, en ce qui concerne notre pays, ce sont des modèles bien étrangers à la tradition nationale, libératrice, anticolonialiste, anti impérialiste et sociale que nous savons gravée dans l’ADN de l’Algérie indépendantiste qui a armé tout un peuple d’une grande détermination à abattre l’abjecte tyrannie colonialiste Française.

Cela étant et avec les changements que nous avons vu s’opérer sous nos yeux depuis 62, il serait erroné de s’acharner à graver le modèle que nos aïeux ont créé suite à de multiples tâtonnements et erreurs de parcours dans une immuable sacro- sainteté et rigidité doctrinale digne des mouvements conservateurs et passéistes les plus rétrogrades, nous nous devons d’avancer sur le chemin du progrès, tout en préservant les points forts et d’œuvrer coûte que coûte à leur réalisation.

Par ailleurs et afin que la confusion ne soit pas installée par les mauvaises langues exprimant les plus faiblardes victimisations au nom «du droit et des libertés -d’une caste seulement-» tout en ignorant la réalité des luttes politiques, pensant à tort représenter exclusivement un Hirak auquel tout le peuple Algérien a participé, il devrait être clair que faire de la politique dans le but d’une édification nationale devrait inclure tous les aspects inhérents aux besoins largement exprimés dans la rue, dans les stades, dans les banlieues, dans les quartiers, dans les villes et zones rurales, dans les comités d’entreprises et cercles ouvriers qui arrivent tant bien que mal à arracher des victoires que les nantis ne peuvent ni voir ni concevoir, car en dehors de leur champ d’action et échappant complètement à leurs conditions objectives, tout cela malgré le caractère éminemment politique des revendications économiques et sociales des masses populaires, que les leaders autoproclamés confondent avec la démocratie et l’état de droit comme si ces derniers pouvaient exister dans une société précarisée, paupérisée et dont les structures sociales tombent en ruines.

Un rappel semble quand même nécessaire, les pouvoirs qui se sont succédés après le président Boumediene ont tous oublié de servir le peuple, les partis élitistes démocratistes dont la légitimité populaire n’a à aucun moment été avérée, n’ont jamais cessé d’être des opportunistes installés confortablement sur les strapontins parlementaires, ceux marqués par la plus grande des gredineries et prêchant un sentimentalisme religieux, démagogique et passionné, n’ont jamais réussi à proposer des réponses ou solutions concrètes aux problématiques bien réelles d’une société au bord de l’explosion et de la faillite, pire ils l’ont plongé dans le sang et la désolation, aussi et cela va s’en dire que les petits collectifs s’intéressant aux particularismes de « Races » et de « Langues » ne sont jamais sortis de leurs régions et ne peuvent donc pas être considérés comme des porteurs de projets nationaux -Cela ne doit pas être compris comme un déni de l’héritage culturel, loin de là-   Il n’est pas non plus utile de soulever la dépolitisation des masses, et l’agitation à souhait des différents éventails par le pouvoir afin de décourager ou de faire culpabiliser les acteurs politiques sincères, dévoués et patriotes jusqu’à ce qu’ils se soient retrouvés complètement dissous dans la masse, incapables de former la seule avant-garde politique viable à même de confronter le système mafieux en s’appuyant sur les revendications populaires.

Le rôle indispensable de l’histoire en plus de relater des faits censés être dénués de tout chauvinisme partisan est de tirer des leçons afin de ne jamais retomber dans les mêmes erreurs, il nous est aujourd’hui indispensable de militer pour une Algérie nationale et progressiste, détachée de toutes les influences étrangères, avec les positions morales que nous savons justes, en collaborant avec les différents pays qui respectent nos choix et veulent s’inscrire avec nous dans une relation durable, d’intérêt partagé et équitable, nous devons reprendre les grands projets d’intérêt général, réformer l’éducation, la santé, l’industrie, l’agriculture, réhabiliter la culture authentique, promouvoir l’art, disséquer l’histoire et rendre les Algériens fiers de leur pays au lieu de les pousser à le quitter.

Yacine FOUDALA.

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