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Algérie Politique, Arts et littérature., Chroniques

Classes sociales et féminisme. Nadia BELKACEMI.

20 décembre 2020

Par Nadia Belkacemi.

Le Collectif novembre a rajouté la catégorie "Chroniques" et "Billets' à son blog. Nadia Belkacemi, Zohra Mahi et Mohamed Adjou en sont les premiers phares. Ils nous ont autorisés à choisir quelques-uns de leurs textes pour publication. Nous les en remercions et les remercions pour leur créativité au quotidien.

Classes sociales et féminisme.

« Ses parents n’avaient jamais eu conscience que les idées les plus rétrogrades prenaient le dessus sur le pays.

Pour sa mère, le code de famille avait toujours été pour les autres.Des femmes qu’elle recevait parfois dans son cabinet en larmes, chassées par un mari, remarié. Elle avait pitié d’elles, les laissait même repartir sans payer mais ne se sentait en rien concernée. Son entourage lui exigeait des choses, mais la protégeait aussi envers d’autres.Dans leur classe, ils avaient un autre code social, guère plus moderne que l’autre, même si en apparence on pouvait le penser.Il ne préservait pas tant les femmes mais leur statut de filles de si flen. En réalité, l’image de leurs familles.

Ils n’étaient pas aveugles cependant.Ils voyaient bien d’étranges coutumes se propageant au sein du pays, mais eux n’en seraient pas touchés. Ces gens ne seront jamais leurs semblables.

 Ils se sont toujours débrouillés entre eux, au temps du colonialisme, à l’indépendance et maintenant.

Quand, par inadvertance, ils allumaient la télé, qu’apparaissaient une tète hirsute, et coléreuse, appelant les gens à songer à « changer leurs façons de s’habiller, de manger… », Sa mère éteignait vite fait.

Et puis l’été s’approchait. Bientôt, ils iraient en vacances sur quelques plages lointaines.

De quoi oublier tout ceci.Pourtant, ils ne voudraient pas quitter ce pays définitivement, ils n’y songeaient même pas.Il se dit qu’ils devaient espérer que, quelles que soient les circonstances, un deal silencieux s’installerait entre eux et les décideurs nouveaux et ils continueraient à vivre dans leur monde fermé. « 

-L’homme, le sucre et la révolution-

Belkacemi Nadia.

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