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Arts et littérature., Chroniques

L’Université, amphis et bâtiments, offerte au privé*. Par Nadia Belkacemi. (billet).

17 décembre 2020

Par Nadia Belkacemi.

Le Collectif novembre a rajouté la catégorie "Chroniques" et "Billets' à son blog. Nadia Belkacemi, Zohra Mahi et Mohamed Adjou en sont les premiers phares. Ils nous ont autorisés à choisir quelques-uns de leurs textes pour publication. Nous les en remercions et les remercions pour leur créativité au quotidien.

L’Université, amphis et bâtiments, offerte au privé.

Le privé dans la politique du pays a souvent si ce n’est toujours été réalisé sur la dilapidation du secteur public, d’abord poussé à son fonctionnement le plus médiocre et le moins rentable …

Ce qui explique que réalisé sans grands efforts et sur les décombres d’un secteur public devenu inopérant, il n’a jamais eu à faire l’effort de gagner une place dans un fonctionnement concurrentiel…

Exemple,  les cliniques privées. Tout Algérien sait que s’il a les connaissances suffisantes dans le secteur public pour être bien pris en charges , être traité dans le public est de loin nettement plus sûr et ce qui est surprenant est que souvent ceux démunis de tout , connaissances et argent , qui ces dernières années seront orientés vers le privé…

Un aperçu de ce qui se prépare maintenant pour nos enfants à l’université…

Nadia Belkacemi.

Parmi les points proposés dans cet ‘’Avant-projet de loi portant loi d’orientation sur l’enseignement supérieur’’ : Les articles 119 et 120.L’article 119 ouvre la possibilité à l’université public de mettre ses ‘’ espaces pédagogiques ‘’ à la disposition des établissements privée en tenant compte des dispositions de l’article 188. En gros l’université publique peut louer ses infrastructures et faire de la rentabilité financière.Alors que dans l’article 120 (encore un autre) permet aux enseignants-chercheurs d’enseigner dans les établissements privée. Mon point de vue : On légalise un établissement privé et on lui permet de prospérer sur le dos des deniers publics. Si un privé veut investir qu’il le fasse et tant mieux. Cela créera une forme de concurrence qui poussera l’université publique vers l’avant. Toutefois, j’estime qu’un investisseur économique est tenu de ramener ses propres moyens matériels et former ses propres enseignants. Maintenant, s’il y a des enseignants-chercheurs du public intéressés par cette aventure qu’ils quittent l’université. Pour ma part je leurs dirais bon vent et bon courage. J’ai l’impression qu’on est en train de vivre les années 80 où des prédateurs ont acquis des entreprises publiques pour des miettes. L’expérience des cliniques médicales privées est un exemple édifiant de la destruction des hôpitaux publics.

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