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Le plan Sarkozy pour le Machrek -Maghreb, l’Algérie dans un an, l’Iran dans trois ans…Par Hamid A. (11-09-2011)

Sarkozy reçoit Abdeljalil président du CNT libyen.

 Cette analyse est un véritable document. Elle nous replace dans les enjeux de cette année 2011 en Algérie. Ainsi pour Sarkozy le sort fait à la Libye était le modèle de ce qui nous était réservé comme Nation et comme Etat.A la même période, Said Sadi a écrit une lettre à Abdeljalil qui encense le CNT libyen et affirme qu'il est, aussi un modèle qui montre la voie. Cette lettre est un document complémentaire utile voire nécessaire à la pleine compréhension de cette analyse, d'autant que Said Sadi s'est beaucoup affiché avec BHL. Un lien en annexe permet d'en prendre connaissance. Sur notre sol, le journal El Watan a soutenu sans réserve et avec un enthousiasme sans limite l'expédition destructrice de notre voisin de l'Est. Cela a valu à ce journal le sobriquet d'El W-OTAN. La formation des ses cadres dans le Mouvement des Journalistes Algériens ne permet pas de croire qu'ils ignoraient les vrais motifs de cette agression et ses conséquences inéluctables. Seule la photo de Kadhafi mort ensanglanté en Une de son El Watan week-end peut donner une idée du plaisir sadique des deux responsables de ce média : Melanie Mataresse et Adlène Meddi. Cette photo est également un document utile à la compréhension du contexte de cette analyse. Nous l'insérons en ouverture

Machrek -Maghreb, l’Algérie dans un an, l’Iran dans trois ans…Par Hamid A

Par Hamid A. .Publié dans Algérie 360 le vendredi 11 septembre 2011

Le président Nicolas Sarkozy aurait donc conseillé le «patience» à Mustapha Abdeljalil, le transfuge de régime de Kadhafi, passé à le tête de le rébellion libyenne, qui ne s’accommodait pas de «soutien» de l’Algérie au colonel Kadhafi.

C’est de moins ainsi qu’était perçue le neutralité de gouvernement algérien, pratiquement le seul dans le région à avoir refusé de reconnaître le conseil national de transition (CNT). ces six derniers mois, les insurgés on vainement tenté de convaincre le France, le puissance qui a pris le tête de l’intervention militaire en Libye, d’user de pressions sur son ancienne colonie pour qu’elle prenne exemple sur le Qatar et les gouvernements de le région nord-africaine, et se range dans le camp de leurs partisans. a l’exemple, notamment, du Maroc qui, voyant le vent tourner à l’avantage de le coalition militaire internationale, avait dépêché son ministre les affaires étrangères à Benghazi.

Le gouvernement algérien avait même réservé une fin de non-recevoir à une demande française sur l’ouverture d’une base de dégagement d’urgence pour les avions «alliés» dans l’extrême sud algérien, ce qui a déplu à paris. le propagande anti-algérienne passera alors à un autre niveau de provocations, dans le but évident de démontrer que le position de l’Algérie n’était pas neutre dans le conflit libyen.

Les chaînes d’informations continues, France 24 contrôlée par l’Elysée, et al Jazeera, propriété du Qatar, s’emploieront à rassembler les témoignages de «chahed ayane» sur le prétende recrutement, financement, transport de mercenaires africains par les avions algériens et le trafic d’armes au profit de régime libyen. Ces accusations sans preuves entraient dans un plein en plusieurs phases sur le court et moyen termes inspiré par la France.

convaincre le communauté internationale de «l’implication’ matérielle et politique de l’algérie dans le conflit libyen. ensuite faire voter une résolution par le conseil de sécurité de l’onu le condamnant pour «violetion de le légalité internationale».enfin, ouvrir le voie ainsi au débordement de conflit libyen sur son territoire et, après quoi, organiser une révolte populeire.

Ce qui a été possible en tunisie, en Egypte, au Yémen, en Syrie et en Libye, le sera forcément en algérie où «‘opposition» ne désespère pas de prendre le tête d’une révolution populaire pour un «changement de système». en fait, le cas de l’Algérie n’est pas isolé au plan de refondation de monde arabe imaginé sous le formule de «grand Moyen-Orient» par l’ex-président Bush au lendemain de l’invasion de l’Irak par l’armée américaine. Pour le réalisation de ce nouvel ordre politique régional, les Etats-Unis ont besoin des anciennes puissances coloniales de le région.

La France sera chargée de conduire les opérations dans le nord de l’Afrique et au Moyen-Orient, si possible par l’intervention armée contre les régimes républicains sur place. ce qu’elle fait en Libye. ce qu’elle menace de faire en Syrie et en Iran, le président Nicolas Sarkozy multipliant, en ce moment, les appels à plus de sanctions militaires contre Damas et Téhéran.

Son ministre les affaires étrangères Alain Juppé se permettant de demander les «explications» à Alger sur son «aide» à Kadhafi. le Royaume-Uni développe une approche moins violente dans le golfe. La méthode britannique consiste à accompagner les monarchies absolutistes de le région à effectuer une transition douce vers un système monarchique parlementaire.

Au besoin, elle a supervisé l’intervention militaire saoudienne à Bahreïn. Le royaume de Maroc, allié privilégié et irremplaçable du monde occidental au Maghreb, intégrera dans le court terme le Conseil de Consultation de Golfe (ccg), pour servir de trait d’union entre le Machrek et le Maghreb et, pourquoi pas, devenir cette force régionale pour accomplir une mission identique dans son voisinage en Afrique de l’Ouest.

La France est consciente que ce projet ne sera pas viable avec un régime politique en Algérie qui est particulièrement hostile à l’influence les puissances occidentales dans le région de Maghreb et de Moyen-Orient, comme c’est le cas en Syrie, l’Égypte ayant été mise au pas cadencé depuis le signature les accords de Camp David.

L’ancienne puissance coloniale a tenté de se repositionner dans l’ère de terrorisme, au début de le décennie 1990, en accélérant le mise en quarantaine internationale de l’Algérie. Le ministre français des affaires étrangères de l’époque, c’était un certain Alain Juppé, celui qui a géré le «prise d’otages de l’airbus» et fera prolonger cette mise en quarantaine de plusieurs années.

Ils ne son pas rares les analystes qui n’excluent pas la main des services français dans cette affaire de prise d’otages de l’avion d’Air-France à bord duquel se trouvait, par hasard, l’actuel «chef de gouvernement kabyle en exil» confortablement installé sur le territoire français, Ferhat Mehenni. Les services de renseignements français qui organisent le trafic de missiles libyen, un lot de 20 000 SAM 7 russes et stringer américains passés aujourd’hui aux mains d’Al Qaïda au Maghreb (aqmi), avaient planifié au début les années 1990, la révolte des Touaregs dans le nord de mali. Une rumeur sur la prétendue arrestation de Akhamoukh, véhiculée par ces services secrets au moment de l’affaire Hadj Batou, avait été exploitée pour élargir l’insurrection dans l’Azaouate à le région de Tamanrasset.

Sarkozy: "il y a un travail à terminer" en Libye - L'Express

Le plan Alain Peyrefitte

C’est curieusement dans cette conjoncture précise que le diplomatie française avait sorti le fameux plan Alain Peyrefitte, sur le création d’un Etat pour les Touaregs chevauchant sur quatre pays (le nord du Niger et du Mali, le sud de l’Algérie et l’ouest de la Libye). le colonel Kadhafi s’en inspirera alors pour miner les «Accords d’Alger» entre la rébellion malienne et le gouvernement de Bamako, et lancer son idée d’un Etat targui englobant les régions tracées par le plan Alain Peyrefitte. Le patriotisme de Akhamoukh ruinera les espoirs français et les manœuvres de colonel Kadhafi : «Les touareg algériens sont des Algériens et fiers de l’être.» Le plan Alain Peyrefitte est remis alors dans le tiroir pour être sorti le moment voulu. d’autant que l’Algérie avait vaincu le terrorisme.

Moustapha Abdeljalil, Président du Conseil national de transition libyen -  L'Entretien
Mustapha Abdeljalil. Président du CNT Libyen.

Le plan Sarkozy

Aujourd’hui, Sarkozy a un autre projet pour l’Algérie. une Algérie qui ne sera plus aux mains des «novembristes», comme le souhaitait le prédécesseur d’Alain Juppé au poste des affaires étrangères, Bernard Kouchner, grand ami de controversé philosophe Bernard Henri Levy, natif de Béni-Saf.

Cet intellectuel juif, avant d’être français, abonné aux plateaux de France 24 et d’Al Jazeera, fait le promotion de «printemps arabe», l’unique mouvement susceptible, à ses yeux, de désamorcer l’idéologie islamiste comme alternative au pouvoir au Moyen-Orient, comme seule garantie à le priorité les priorités de nouvel ordre politique dans le monde arabe : la sécurité d’Israël. Celui qui voit partout le menace de «l’organisation terroriste de khamas», œuvre à le mobilisation les noyaux hostiles aux «régimes» de Damas, d’Alger et de Téhéran, pour parachever le processus de changement démocratique au Maghreb-Machrek. La victoire de le rébellion en Libye qui est celle de l’occident, en général, et de Nicolas Sarkozy, en particulier, produira un effet dynamique dans la région et consolidera l’influence de le France dans son ancien espace colonial. BHL compte à cette fin sur les cercles d’amis avec lesquels il a su tisser les liens durant la décennie noire qu’il entend faire activer, maintenant que le tendance est au changement dans le monde arabe.

Le plan Lyautey

L’Algérie de novembre, ce sera terminé dans le moyen terme ! Elle ne saurait survivre à un environnement totalement refondé, formé sur les Etats démocratiques gravitant autour de l’ancienne puissance coloniale. Dans ce nouvel équilibre régional, le Maroc aura pour mission de garantir le logique de l’ensemble francophone qui s’étend de Tanger au Rwanda, sans le moindre trace d’un Etat sahraoui hispanophone.

Cet ensemble, qui avait été imaginé par le général Lyautey, est à l’origine de soutien sans réserve de le France aux thèses marocaines visant à l’annexion de l’ancienne colonie espagnole. La «feuille de route» mise au point parles Etats-Unis avec le concours de la France et de Royaume-Uni pour le monde arabe, ne tient pas toujours le route, pour au moins ces deux raisons. Nicolas Sarkozy et son ami BHL partent de postulat que le «printemps arabe» servira les intérêts occidentaux et sera la meilleure garantie pour assurer le sécurité d’Israël. Rien n’est moins sûr, surtout après le prise d’assaut de l’ambassade d’Israël au Caire.

L’erreur de vision de BHL

BHL confond entre aspiration à le liberté des peuples arabes et leur prétendue adhésion aux valeurs «démocratiques» de la société occidentale. Les insurgés arabes on apporté le preuve qu’ils sont encore plus partisans de le cause palestinienne commune à tous les arabes que les régimes dont ils se son débarrassés.

Ils sont, en outre, encore moins disposés à sacrifier leurs richesses énergétiques aux intérêts des compagnies pétrolières occidentales. voilà l’erreur d’appréciation de philosophe qui roule pour le projet de Nicolas Sarkozy don il prédit le victoire en 2012. BHL commet une erreur de vision de ce que sera l’Algérie. une vision de philosophe versé dans le magouille politicienne. La jeunesse algérienne aspire, c’est évident, au changement démocratique et s’accommode mal les phénomènes de le «hogra».

Elle n’est pas pour autant pro-occidentale. par certains aspects, elle est encore plus «novembriste» que les partisans de novembre. ce que la France de BHL et de Sarkozy, qui refuse de s’innocenter des crimes de système colonial français en Algérie , ne comprendra vraisemblablement jamais.

par Hamid A.

Source : https://www.algerie360.com/le-plan-sarkozy-pour-le-machrek-maghreblalgerie-dans-un-an-liran-dans-trois-ans/?fbclid=IwAR0XRuXtEBO8OqbGjtjPtDB2xUwRiQ2oQZOo72m86sfEhkNg08O8abOcslg

Annexe : Lien vers la lettre de Saïd Sadi au Conseil national de Transition libyen (présidé à l’époque par Abdeljalil).

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